« Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse toujours offert. Aussi ne craignons-nous pas quand la terre chancelle, quand les montagnes s'effondrent au cœur des mers. Que ses eaux mugissent, écument, que les monts s'ébranlent devant la marée : Yahvé Sabaot est avec nous, il est pour nous une citadelle, le Dieu de Jacob ! » (Ps 46, 2-4)
Pendant qu'ils mouraient, leur mère ne pouvait pas être près d'eux ».
Lucia Pisapia Apicella
« Ô vent de la mer Tyrrhénienne, toi qui connais mon nom,
embrasse ma mère qui est loin, à ma place. »
Voici l'histoire de Lucia Pisapia Apicella, de la ville de Cava de' Tirreni, non loin de Naples, en Italie. On l'appelait « la mère des morts » des soldats, dont elle recherchait, identifiait et enterrait dignement les corps, ou permettait qu'ils soient rendus à leurs familles. Bien que mère elle-même, elle trouva le temps et les moyens de réaliser cette œuvre de miséricorde extraordinaire. Elle retrouva et enterra dignement plus de 700 corps de soldats morts, tout cela de ses propres mains nues. Des mains d'une mère qui aimait ces fils inconnus, pour la plupart soldats de l'armée ennemie, comme les siens propres. C'est pourquoi on la surnomma « Die Mutter der Toten – la mère des morts ».
« Merci à vous, femmes qui êtes aussi mères ! Vous avez abrité en vous des êtres humains dans une expérience unique de joie et de souffrance. »
Par ce message, adressé aux femmes du monde entier en signe de sa gratitude et de sa solidarité, saint Jean-Paul II a exprimé trois vérités fondamentales sur la maternité : Toute femme est appelée à être mère, la mère est celle qui abrite les êtres humains, la maternité est joie et souffrance.
La fête des Mères est, en un sens plus large, dédiée à toutes les femmes, car chaque femme porte en elle la capacité unique de l'amour maternel et du don total de soi, qu'elle est appelée à réaliser dans ses relations avec les autres.
Écrire quelque chose de nouveau sur Mère Teresa est tout simplement impossible !
La grandeur et la sainteté de sa vie ont poussé beaucoup de personnes à l'étudier et à s'y intéresser. Permettez-moi donc d'écrire quelque chose de peu connu, une expérience un peu personnelle, liée à la dévotion envers sainte Mère Teresa.
Bien que je sois moi-même mère de nombreux enfants, je veux réfléchir sur le thème de la maternité, à partir de son exemple et de ma propre expérience.
Je reconnais que nous luttons tous les deux l'un contre l'autre.
Nous étions tous deux si différents, et dans cette différence, si dangereux l'un pour l'autre.
Il me fallait un peu d'encouragement, un peu de gentillesse, pour que tu m'ouvres le chemin, et toi, au lieu de cela, tu me l'as barré, avec de bonnes intentions, naturellement.
Dans sa Lettre au père Franz Kafka raconte, sous la forme d'une lettre, sa vie profondément marquée par les différends et l'incompréhension avec son père. La lettre devait montrer tout ce qui, entre eux, avait mal tourné, car ils ne pouvaient plus se parler l'un à l'autre. Il écrivit cette lettre en 1919, à l'âge de 36 ans, mais il ne la remit jamais à son père. L'occasion de la Lettre fut une question du père, lui demandant pourquoi Franz avait si peur de lui : “ Tu m'as récemment demandé pourquoi j'affirme ressentir de la peur devant toi. Comme d'habitude, je n'ai pas su te répondre à cette question, en partie précisément à cause de cette même peur que je ressens devant toi.“ La peur l'emporta à tel point qu'elle se transforma en un sentiment de culpabilité : „J'ai perdu devant toi toute confiance en moi et je l'ai remplacée par un sentiment infini de culpabilité“. Dans une telle situation, Franz se sent faible et impuissant, sans protection. Il se sent toujours coupable, car il ne peut jamais avoir raison : „Personne n'avait le droit de ronger des os, toi si. On n'avait pas le droit de boire du vinaigre à petites gorgées, toi si“. Il est devenu un enfant incertain, et cette incertitude a ouvert la porte à d'autres peurs encore.
Mon père traitait toujours tout le monde de la même façon ; qu'il s'agisse d'une reine ou d'un balayeur des rues, il pensait vraiment que tous les êtres humains sont égaux. J'applique cette même valeur à tout ce que je fais dans la vie.
Mon père était un homme de courage et de vision.
Il croyait véritablement en la force de l'unité et au fait que, si les hommes du monde entier s'unissaient, ils porteraient un coup rude à toute forme d'injustice.
Il était vraiment sincère dans ce en quoi il croyait, et certaines valeurs centrales ont façonné sa vie : l'humilité, la persévérance, l'honnêteté et le pardon.
Près d'une décennie après sa mort, le 5 décembre 2013, Nelson Mandela continue d'inspirer des millions de personnes à travers le monde dans leurs efforts non violents contre toutes les formes de racisme. Le prix Nobel de la paix demeure aujourd'hui encore une référence bien au-delà des frontières de l'Afrique du Sud.
D'un autre côté, à en juger par le "retour" de la xénophobie et du racisme dans de nombreuses régions de la planète, la lutte pour l'égalité demeure très importante. Parmi ceux qui marchent sur les traces du dirigeant sud-africain se trouve aussi sa fille Makaziwe Mandela, engagée dans diverses organisations caritatives, fondatrice et présidente de "House of Mandela", une entreprise qui, à travers des vêtements - notamment pour les jeunes -, transmet le message antiraciste de son père. Dans cet entretien accordé aux médias du Vatican, Makaziwe se concentre sur la personnalité de Nelson Mandela, sur l'importance de son engagement social et sur l'importance de l'éducation pour surmonter les préjugés qui empoisonnent encore les relations entre les hommes et les peuples.
Dans le monastère des carmélites déchaussées de Đakovačka Breznica, j'ai dirigé une neuvaine à saint Joseph, où j'ai découvert cette image de saint Joseph avec Jésus endormi sur sa poitrine. Je n'avais encore jamais vu une représentation qui rayonne d'autant d'amour et de tendresse entre Jésus et Joseph. Cette image m'a tellement touché que je suis parti à sa recherche sur internet, et j'ai découvert que l'original de cette icône se trouve dans la chapelle d'une communauté religieuse en Espagne. Pour plus d'informations, on peut visiter le site : https://www.hogardelamadre.org/es/.
Lorsque nous contemplons une image sainte, que nous en scrutons le contenu, que nous entrons dans les scènes qu'elle représente, nous méditons en réalité, et la méditation est prière. Nous méditerons sur la vie de saint Joseph, dont la vie est inséparable de celle de la Très Sainte Trinité elle-même, ainsi que de la vie de Jésus et de Marie. Nous serons donc avec Dieu et avec la Sainte Famille.
Selon la providence de Dieu, au début du vingtième siècle, en l’année 1920, fut fondée à Blato, sur l’île de Korčula, la Congrégation des Filles de la Miséricorde, Tiers-Ordre régulier de saint François. Pour cette fondation, le bon Dieu se servit de Mademoiselle Marija Petković-Kovač, fille de feu Antun, de Blato sur l’île de Korčula, et de l’évêque de Dubrovnik d’alors, Mgr Josip Marčelić. Ainsi Marija du Crucifié Petković — dans sa patrie comme dans le monde entier, avec sa Congrégation — devint tout à tous dans un bien vivifiant, témoignant de la présence du Christ dans le monde jusqu’à ce qu’il vienne. Elle fonda et mit en mouvement sa petite communauté afin qu’elle fasse le bien parmi les plus vulnérables, et que cette communauté devienne semeuse et témoin du bien dans ce monde sans joie, véritable vallée de larmes.
Marija avait des parents exemplaires, et elle aimait particulièrement son père, qu’elle tenait pour un «saint vivant». Dans son enfance, entourée de son amour et de la bonne éducation chrétienne de sa mère, dans une atmosphère familiale que le deuxième concile du Vatican, une soixantaine d’années plus tard, appellerait «l’Église domestique», Marija manifestait une piété peu commune et un penchant pour la méditation, tout en fréquentant volontiers les fillettes les plus pauvres du voisinage et en les aidant en secret.
Claudia Messing, psychologue, sociologue et présidente de la Société argentine de thérapie familiale, affirme, dans son dernier livre «Comment les enfants pensent et ressentent aujourd'hui», qu'à notre époque « un changement structurel est en train de se produire, au niveau social, dans la relation parent/adulte – enfant, appelé "symétrie de l'enfant avec l'adulte". Les enfants imitent à ce point leurs parents et les adultes qu'ils répètent leurs phrases, leur façon de penser, leurs attitudes, leurs connaissances, leurs angoisses, leurs peurs, et imitent également leurs histoires de vie non résolues. Ils se placent ainsi au même niveau, comme s'ils étaient eux-mêmes des adultes ».
«Les exigences pour grandir deviennent de plus en plus lourdes. Les enfants et les jeunes se retrouvent bloqués, démoralisés, et abandonnent rapidement leurs centres d'intérêt. C'est pourquoi la question de la vocation et du métier est aujourd'hui si difficile : ils doivent, et veulent, choisir une voie qui leur garantisse satisfaction et réussite, et ils ne peuvent pas se tromper. Nous devons leur apprendre, et leur montrer par l'exemple, comment on découvre peu à peu ses propres intérêts et ses propres talents. Dans le cas contraire, c'est quelque chose qui peut paralyser, où le plaisir de la découverte se trouve étouffé et où la sécurité recherchée est très difficile à trouver. »
Les enfants savent être joyeux quelles que soient les circonstances
Les enfants se laissent émerveiller par la beauté
Les enfants sont dociles
Les enfants sont de sincères chercheurs de vérité
Aujourd'hui, le 20 novembre, on célèbre laJournée mondiale de l'enfanceafin de sensibiliser à l'importance de veiller au bien-être et à la protection des enfants dans le monde entier. En quoi la commémoration de cette journée peut-elle aider les adultes à vivre leur quotidien de façon plus pleine ? Quelles leçons de vie pouvons-nous apprendre des enfants ?
Nous présentons un article tiré du livre consacré au professeur Ante Vukasović, Pour une meilleure éducation et une vie conjugale et familiale plus réussie, sur la beauté, l’importance et le défi de la naissance et de la descendance pour Kučići, la Croatie et le monde entier.
«Le monde appartient aux jeunes» — dit un sage proverbe populaire. Les jeunes poursuivent l’œuvre de leurs ancêtres — parents, grands-parents et arrière-grands-parents. C’est une condition de la survie de l’homme, un processus naturel qui rend possible la continuité de la vie, la préservation et le développement de l’humanité. Les descendants signifient la continuation de la vie de la famille, du peuple, de l’humanité. Ils bâtissent des généalogies, explorent leurs racines, poursuivent ce qui a déjà commencé, prolongent ce qui est inachevé, réalisent ce qui ne l’a pas encore été. Ils relient les décennies, les siècles et les millénaires. Ils rendent possible le développement de la culture et de la civilisation humaines. Ils poursuivront eux aussi notre œuvre. Ils rendront possible le développement futur du genre humain et de sa culture.
Dans la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés ces derniers mois, il n'a certainement pas été facile de renoncer à ce quotidien rempli d'interactions sociales, tant pour nous que pour les plus petits, qui ont été contraints de quitter les bancs de l'école, leurs amitiés, leurs loisirs et diverses autres activités.
Ces circonstances particulières nous ont peut-être aidés à mieux comprendre la valeur du lien fraternel, qui offre un nombre considérable de facteurs favorisant un développement psycho-physique et social sain.
Regarde-moi, regarde-moi, voilà déjà quatre mois que je suis là… Regarde-moi ! Droit dans les yeux – à l'intérieur ! Laisse-moi me voir dans tes yeux ! Ces yeux ne regardaient pas pour eux-mêmes ; ils n'étaient plus les miens, ni ne se regardaient eux-mêmes ! Ils étaient …dans les tiens, toujours – pour qu'ils puissent naître en eux, de tes yeux, rien que mon image, telle que toi tu me vois ! Un regard sur toutes choses, sur le monde entier, tel que toi tu le vois. Me voici maintenant – telle que toi tu me veux.
« Comme tu me veux », Luigi Pirandello
Dès que l'enfant naît, le système visuo-moteur (regarder et voir) devient immédiatement le plus important pour sa croissance, c'est-à-dire pour la façon dont l'enfant communique dès le début. Ce qu'il regardera et verra le plus probablement, c'est le visage de sa mère, en particulier ses yeux. Le visage et les yeux de la mère deviennent le centre de son observation.
Une telle immensité et une telle beauté de la nature, comme si tu respirais la vie elle-même.
Rien qu’en étant là, cet air et cette vie circulent à travers toi.
Nous vous proposons le récit intéressant d’une expérience de volontariat dans un orphelinat en Tanzanie, celui de Grgur Vugdelija, un jeune homme de Metković.
Je ne sais pas exactement comment m’est venue l’idée d’aller faire du volontariat, et justement en Tanzanie. L’occasion s’est simplement présentée. J’ai toujours voulu aller en Afrique. Aussi loin que je me souvienne, cela a toujours été mon souhait. Et donc j’y suis allé.
On parle de double lorsque, dans un contexte spatio-temporel donné, c'est-à-dire dans un monde possible créé par la fiction littéraire, numérique ou autre, l'identité d'un personnage se dédouble : un devient deux ; le personnage possède alors deux incarnations, deux corps correspondant à la même identité et souvent au même nom.
Se découvrir nu, c'est prendre conscience de sa propre vulnérabilité – de ses limites physiques dans le temps et l'espace, et de ses carences physiologiques fondamentales.
Nous sommes tous dans l'arche que nos ancêtres nous ont laissée en héritage. Cela doit s'accompagner de gratitude.Jordan Peterson
Noaeut trois fils qui s'appelaient Sem, Japhet et Cham (Genèse 5,32). Sem fut l'ancêtre de tous les fils d'Éber, ce qui est important car le mot Éber est la racine du mot « hébreu ». Le mot Sem lui-même signifie « nom », ce qui indique que Noé s'attendait à ce que le nom de son fils devienne grand. Noé donna sa bénédiction à Sem, le plaçant ainsi au-dessus de ses frères (Genèse 9,26-27), et c'est précisément par Sem que viendrait le descendant promis qui écraserait Satan (Genèse 3,15). En bénissant son fils Japhet, Noé prononça ces paroles : « Que Dieu mette Japhet au large, qu'il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave ! » (Genèse 9,27). Cham était le plus jeune des trois fils de Noé. À cause du péché de Cham contre son père Noé (Genèse 9,20-25), Noé maudit Canaan, disant qu'il serait l'esclave de Sem (Genèse 9,26).
Dans l'arrière-pays de la ville de Morondava, à Madagascar, se trouve la célèbre « Avenue des Baobabs ». Un peu plus loin se trouvent des baobabs particuliers, les « Baobabs amoureux », qui semblent sortir d'une seule racine. En réalité, il s'agit d'un seul baobab à deux troncs, enroulés en spirale l'un autour de l'autre dans une étreinte infinie.
Le tronc du baobab est tendre et met de longues années à pousser. Les arbres peuvent atteindre jusqu'à 25 mètres de haut et vivre plusieurs milliers d'années. Ce n'est qu'après 20 ans que l'arbre fleurit pour la première fois et donne ses fruits. En raison de sa croissance lente et de sa tendreur, on le compare aux femmes malgaches. Dans le sud de Madagascar, les tamariniers sont souvent plantés à dessein à côté des baobabs pour former un couple, car les tamariniers, par leur croissance rapide et leur écorce dure, symbolisent la virilité, la rapidité, l'efficacité. Aujourd'hui encore, sur la côte occidentale de Madagascar, on célèbre des rituels au cours desquels les jeunes mariées se tiennent devant le baobab pour prier pour la fécondité et un mariage heureux, pour lequel, comme pour la croissance du baobab - qui, une fois adulte, recèle en lui des fruits de nombreuses sortes et fort utiles -, il faut de la patience, de la persévérance et de la douceur.
Nous présentons un texte de don Šimun Doljanin sur les méfaits de la précipitation pour la croissance de l'amour, accompagné de deux histoires sur le baobab qui viennent le confirmer.
« Dans mes jeunes années, je voulais ardemment embraser de mon propre cœur le cœur des autres, briller devant les peuples, m'élever, sans savoir moi-même vers où…. » Byron, Manfred
« Je ne l'oublie pas (Greta) ; me revient toujours à l'esprit ce vers de Schiller : "Oh, dass sie ewig grünen bliebe, die schöne Zeit der ersten Liebe." (Oh, que reste éternellement vert le beau temps du premier amour).Le premier amour est le plus profond, et c'est pourquoi son souvenir m'est sacré.Tout cela est passager. Il est peu probable que j'aie aimé quelqu'un d'aussi profond que Greta ; et pourtant c'est du passé, je m'en souviens, cela m'a ennobli, mais on peut aussi vivre sans cela. » Ivan Mertz
Ivan Merzest né en 1896 à Banja Luka, fils unique de ses parents, élevé dans un esprit bourgeois libéral. Il grandit lui aussi à Banja Luka, dans un environnement familial et social où l'on veillait davantage aux valeurs civiques et mondaines, tandis que les valeurs chrétiennes n'étaient guère plus qu'une formalité et une tradition. Il fut soldat pendant la Première Guerre mondiale. Il étudia à Vienne, à Paris et à Zagreb.Il devint docteur en sciences. Il fut professeur de langue et de littérature françaises. Il avait une vaste culture. Il fut l'un des grands artisans du mouvement catholique, travailla beaucoup auprès des jeunes et écrivit de nombreux textes de valeur. Il mourut en 1928, à 32 ans, en odeur de sainteté. Sa tombe se trouve à Zagreb, dans la basilique du Sacré-Cœur de Jésus, rue Palmotićeva. Le pape Jean-Paul II l'a proclamé bienheureux.
À seize ans, il tomba amoureux de sa camarade Greta Teschner. Il vécut cette expérience amoureuse avec une très grande intensité. Mais bientôt, Greta,, lors d'un bref séjour chez ses parents à Travnik, entra en relation avec un jeune homme musulman qui profita d'elle puis l'abandonna. Elle vécut cela de façon très traumatisante et tragique, et dans ce désespoir, elle mit fin à ses jours : « Quand j'ai appris sa mort, une fracture s'est produite dans mon âme, non pas d'un coup, mais avec le temps... Ma jeunesse, me semble-t-il, s'est couchée avec elle dans la tombe ; tout le monde peut rire de bon cœur, moi je ne peux pas.Je regarde les jeunes filles, elles me plaisent, mais si je pense à elle, tout le reste s'évanouit. Je ne trouve de consolation que dans l'art, que j'aime énormément, et dans la nature. Son âme s'est débarrassée de ce qui est passager, et elle est partie. Où ? Vers l'éternité. Mais mon Dieu, l'horreur me saisit quand je pense qu'elle s'est ôté la vie elle-même. »
Si vous faites partie des nombreuses personnes qui souffrent chaque jour, sachez que mes propres épreuves m'ont conduit vers le but de ma vie, qui m'attendait.
Et ce but était loin, très loin, au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer.
Je veux que vous fassiez l'expérience de toute la joie et de tout l'épanouissement qu'Il vous a destinés.
Je commence ce récit, car la personne dont je vais parler a eu une grande influence sur ma vie à l'époque où j'ai traversé une crise. Le centre de tout, c'est en réalité le grand amour du Christ, qu'Il porte à chaque être humain à sa manière.
Nick Vujičić est né en 1982 en Australie, premier enfant de la famille ; il est pourtant venu au monde sans bras ni jambes, sans aucune explication médicale. À sa naissance, son père et sa mère traversèrent une grande crise, au point que sa mère ne voulut ni le tenir ni l'allaiter pendant les quatre premiers mois de sa vie. Il leur fallut beaucoup de temps pour croire que Dieu ne s'était pas trompé. Après Nick, ils élevèrent encore deux enfants nés en parfaite santé.
Et moi j'étais vivante et belle. J'ai rempli Rama de joie. Mais lui voulait quelque chose que je n'étais pas. Et quand il m'a tuée, il n'a touché en rien à ce que je suis.
Je repose ici depuis des siècles, dans le mont Vran, libre d'une liberté intouchable, et aimée d'un amour qui régénère.
Depuis trois siècles, le peuple croate de Rama et d'Herzégovine vénère comme lieu saint une tombe solitaire à Kedžara, au milieu du mont Vran. Selon la tradition, y repose le corps de Diva Grabovčeva, tuée dans la fleur de sa jeunesse par un noble turc débauché parce qu'elle s'était opposée à ses ardeurs. Diva devient, au sens plein, la beauté et la sœur collective de tous à Rama à l'instant où elle parle avec l'âme d'une femme libre, choisissant plutôt la mort que la vie auprès du riche bey Kopčić.
Diva était la fille de Luka Grabovac et de son épouse Luca, qui longtemps ne purent avoir d'enfants, jusqu'à ce que, déjà âgés, Dieu eût pitié des ferventes prières de Luca et leur accordât une adorable petite fille, Dijeva (Vierge-Virginia), ou, comme la prononçait, en plein dialecte ikavien, le peuple de cette région : Diva Grabovčeva.
« L'homme a reçu en partage la liberté et un modèle. La liberté de se sentir maître chez soi, de chercher librement la vérité et des chemins nouveaux. Un modèle, pour s'élever vers lui, pour avoir un but vers lequel aller. »
Ivo Mašina est né à Preko en 1927, de ses parents Ivo et Marica. Il était issu d'une famille nombreuse de neuf enfants. Il a vécu, comme le dit Mladen Dorkin, « pour un monde en liberté, pour un monde en beauté. Dans son cœur, il n'y avait de place ni pour l'égoïsme, ni pour les ténèbres, ni pour la haine, ni pour la vengeance. Il a vécu pour l'idéal de l'Amour et de la Liberté. Dans sa vision, cet idéal était Jésus-Christ, Dieu et homme parfait. C'est pourquoi il s'efforçait de s'offrir lui-même comme victime parfaite, qu'il offrirait d'un cœur pur pour la liberté de la Patrie, pour le droit aux rêves et à la foi qui peuvent et doivent se réaliser, comme victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres. Le rêve d'Ivo Mašina est celui d'un homme accompli et heureux, libre dans ses pensées, ses aspirations, ses volontés, divinement droit dans sa dignité, au sein d'un peuple tout aussi libre et heureux, dans une dignité souveraine et fière. »
Nous vous proposons l'histoire de Télémaque et d'Ulysse, d'un père et d'un fils, de deux hommes qui ont appris de leurs propres erreurs.Nous vous proposons également le témoignage de Massimo Recalcati, psychiatre italien qui a le plus écrit sur Télémaque et Ulysse, sur le besoin du fils pour son père et le besoin du père pour son fils. Il nous livre son expérience avec son propre père, son absence, et ce qu'il a hérité de lui.
Nous avons tous été Télémaque au moins une fois, nous avons tous, au moins une fois, regardé l'horizon de la mer, attendant que quelqu'un ou quelque chose nous en revienne, vienne à nous et nous rende la force de vivre. Le Télémaque d'aujourd'hui, ce sont les jeunes en état d'aliénation : sans avenir clair, détruits de l'intérieur, sans perspective, sans expérience authentique, sans désir, esclaves de la jouissance, sans emploi, précaires. Nos enfants n'héritent pas d'un Royaume, mais d'un corps mort, d'une terre épuisée, d'une économie ruinée, d'une dette illimitée, d'un manque de travail, et ils sont privés d'horizon de vie. Nos enfants sont épuisés.
« La vie est un marathon. Ce qui compte, ce n'est pas quand tu franchis la ligne d'arrivée, mais la manière dont tu cours. »
Le vieil adage latin Vita hominis militia superterram est, qui signifie La vie de l'homme sur terre est un combat, reflète de la façon la plus imagée la vie du héros de cette histoire. Sa façon de vivre pourrait se résumer en un mot : un combat acharné, une course incessante et un désir de dépassement de soi. C'est ainsi qu'a vécu l'athlète Jesse Owens, un Afro-Américain qui remporta quatre médailles d'or et fut la vedette des Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Yahvé dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas la tête ? Mais si tu agis mal, le péché est tapi à ta porte comme une bête aux aguets ; tu peux encore le dominer. »
Chacun de nous porte en soi Caïn et Abel, et chaque jour se livre le combat pour ne pas dévier sur le chemin de Caïn. L'histoire est remplie de nombreuses personnes qui ont pris ce chemin et qui n'ont laissé derrière elles que sang et mort. Que signifie offrir un sacrifice comme il se doit ?Cela signifie tomber à genoux et prier le Seigneur d'allumer le feu du sacrifice. Cela signifie donner au Seigneur le meilleur de ce que nous avons.
« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé, tombé en terre, ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » – Jn 12, 24
Tous les couples et les époux qui, en ces jours difficiles, sont séparés pour toutes sortes de raisons se demandent sûrement comment ils vont traverser cette période difficile. En effet, beaucoup d'entre eux sont des professionnels de santé, beaucoup sont en auto-isolement ou se trouvent dans des villes différentes. Nous avons destiné ce texte à leur apporter une aide et un espoir en des lendemains meilleurs.
Pour le message que nous voulons transmettre, nous nous appuierons sur l'histoire de John R. R. Tolkien, tirée de sa trilogie Le Seigneur des Anneaux.
Quelle histoire d'amour ! L'amour comme vertu lutte contre la folie et la corruption, la trahison et l'hypocrisie, contre la lâcheté et la brutalité perverse, contre la révolte et la maladie - et il triomphe.
ni le fléau qui dévaste à midi (le démon de midi).
Ps 91, 5-6
Sachons que c'est un péché de ne pas agir, de ne pas savoir, de ne pas voir ce qu'il faut faire — en somme, de ne pas se soucier. C'est là le sens littéral du mot acédie, reconnu depuis des siècles comme un problème, et qui nous tourmente encore aujourd'hui.
Karl Menninger
Une génération incapable de supporter l'ennui sera une génération de petits hommes, d'hommes indûment coupés des lents processus de la nature, d'hommes chez qui toute impulsion vitale se flétrit lentement, comme des fleurs coupées dans un vase.
Bertrand Russell
Il existe un état spirituel qui est une réaction à nos traumatismes, cause et conséquence de nos péchés et de nos faiblesses. Nous l'appelons acédie. Dans nos foyers et nos relations familiales, dans nos églises et nos sacristies, ce ver spirituel peut se glisser. Il existe trois formes d'acédie.
L'expression meilleur des mondes, tirée de la pièce de Shakespeare La Tempête, a été reprise par Huxley pour le titre de son roman futuriste, dans lequel il dépeint une humanité « parfaite » qui n'a besoin ni de miséricorde ni d'amour. Une technique parfaite et une génétique réussie y suffisent.
Tout y est stérile, utilitaire et pressé, la vie y est agréable, il n'y a ni maladie, ni émotion, ni douleur, ni souffrance, ni contrainte. Le divertissement et la mentalité consumériste y fleurissent, toutes les activités sont collectives et la promiscuité sexuelle y est encouragée. La sexualité est séparée de l'émotion et de l'intimité, conformément au slogan chacun appartient à tous les autres. Tous sont constamment ensemble, mais les individus sont insensibles et atomisés, si bien qu'une véritable communion n'existe pas.
La peur de la douleur pèse plus lourd que la douleur elle-même. Nous savons cependant que la peur aussi écarte la douleur. On se débarrasse d'une douleur par une autre douleur, plus grande. Épicure écartait la peur — surtout cette peur fondamentale, la plus grande de toutes, la peur de toutes les peurs, la peur de la mort — par une opération de la pensée selon laquelle nous ne rencontrons jamais notre propre mort. Tant que nous sommes, disait Épicure, la mort n'est pas ; et quand elle vient, nous ne sommes plus.
Rien ne nous vole aussi puissamment l'attention sur nous-mêmes que la douleur. La douleur approfondit, aiguise, transforme notre rapport au monde. Quand nous tombons malades, notre monde n'est plus le même. L'espace dans lequel nous vivons se rétrécit et change de sens. La douleur nous prive de l'espace de notre mouvement vital. Les personnes avec qui nous partagions le travail et la vie ne sont plus là. Il n'y a plus de rythme rodé de travail, de repos, de sociabilité, de sport, de sommeil. L'expérience de la douleur est une expérience du monde entièrement nouvelle, un regard différent sur le monde. Avec l'apparition de la douleur, le monde apparaît d'une manière différente. La douleur change et intensifie la perception du monde et de la réalité. Le trait commun fondamental d'expériences de souffrance très diverses est la contrainte d'assumer quelque chose de désagréable, de douloureux, de destructeur.
Nous présentons un article de fra Ante Vučković, publié dans la revue théologique Crkva u svijetu (L'Église dans le monde), ainsi que des extraits d'un entretien accordé à Glas koncila sur la douleur, sa signification et son sens pour notre vie.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais à ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu !
Noël est doux et merveilleux, mais il nous appelle aussi fortement à la conversion. Au changement d'esprit. À l'examen de conscience. À l'engagement. On parle aujourd'hui souvent d'un Noël volé. Qui a volé Noël ? Et le vol de Noël se produit vraiment, toujours. Cependant, ce ne sont pas les fastes et les directeurs pressés qui le volent, mais la fermeture des yeux et des oreilles devant le drame de Noël. La dramatique intensité de Noël atteint son sommet dans la phrase de Jean (que nous lisons le jour même de Noël) : Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu !